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Anxiété

Anxiété : comment apaiser le mammouth...

Par Chantal Boutet,
conseillère pédagogique en adaptation scolaire

 

Chaque matin, c’est la même bataille. Il pleure, dit qu’il ne se sent pas bien, il s’habille au ralenti, passe un temps interminable à se préparer, il mange peu ou pas. Quand vient le temps de partir, il hurle, refuse d’entrer dans l’autobus. Depuis peu, il a développé des tics, il pose des questions incessantes, il bouge plus. La nuit, il fait des cauchemars. Que se passe-t-il? Pourquoi est-il devenu si irritable? Et si la raison de ces comportements n’était ni l’absence de volonté ni la malveillance, mais bien la réponse du cerveau de votre enfant à l’anxiété. Une réponse à la peur, à la peur de se tromper, de décevoir, de devoir faire face à ce qu’il redoute, à la nouveauté, à l’imprévisibilité.

 

Un système d’alarme à l’affût des mammouths
Tout cerveau humain est constitué d’un système d’alarme prêt à percevoir le danger. À l’ère préhistorique, le danger prenait la forme du mammouth. La vue ou l’anticipation de cette source potentielle de danger incitait le cerveau à déployer les énergies nécessaires pour assurer la survie, la protection de l’individu. Deux choix s’offraient donc : combattre le mammouth ou fuir le mammouth. Des milliers d’années plus tard, le cerveau humain fonctionne toujours en mode « mammouth ». Nouveauté, imprévisibilité, menace et impression d’impuissance, voilà ce qui éveille le système d’alarme.

 

Il est vrai, parfois, le système d’alarme de certains enfants se déclenche trop facilement, les amenant à percevoir ou à anticiper des mammouths là où il n’y en a pas. Ils entrent alors dans une souffrance invisible; une souffrance qui les amène à adopter des comportements perturbateurs, inadéquats certes, mais qui cachent aussi une détresse souvent extrême qui ne peut être calmée par un appel à la raison, par un acte de volonté et encore moins, par la menace de sanctions.

 

Alors que faire quand le cerveau s’emballe et que les symptômes s’accumulent?


COMPRENDRE. Écouter les signaux pour comprendre le besoin de votre enfant.
N’attendez pas qu’il vous explique le pourquoi de ce qui le perturbe. Il est le plus souvent incapable de donner une raison à son attitude. Tenter de lui extirper des réponses sur son comportement (Pourquoi ne fais-tu pas ton travail? Pourquoi es-tu si gêné maintenant?) ne fait que renforcer son mal-être.

 

ACCEPTER sa réalité. Accepter que, dans le cas d’anxiété, l’enfant est envahi par une peur si vive qu’il ne parvient pas toujours à se contrôler. Il peut avoir l’intention de bien se comporter, mais parfois son anxiété l’emporte sur sa raison. 

 

MENTALISER. Mettre des mots sur le ressenti de l’enfant
C’est difficile pour toi en ce moment.
Tu as peur de ne pas être capable de faire ce travail.
Tu es inquiet de ce qui va se passer à l’école.
Ça te gêne de parler devant la classe. 

 

OFFRIR À L’ENFANT DES MOYENS POUR CANALISER SON ÉNERGIE (positions de yoga, serviette à tordre, papier pour gribouiller, techniques de respiration, prendre une marche, etc.).

 

COMMENCER ET TERMINER LA JOURNÉE EN DOUCEUR. Prendre le temps de lire une histoire à votre enfant, de déjeuner avec lui, de rire, de parler de sujets qui l’intéressent, etc. Le matin, demander à votre enfant de se préparer doucement, de prendre son temps.

 

PERMETTRE À L’ENFANT D’APPORTER UN OBJET « DOUCEUR » À L’ÉCOLE. Cet objet fera le lien entre la maison et l’école et l’aidera à s’apaiser. En amenant une partie de vous à l’école cela aura pour effet de l’apaiser, de lui assurer de votre présence même lorsqu’il sera loin de vous (ex : votre photo, un toutou, un petit message où vous lui dites que vous l’aimez, etc.)


Finalement, rappelez-vous que lorsque le cerveau de votre enfant perçoit un mammouth, ce mammouth est bien réel. Il a alors besoin de votre présence bienveillante pour le guider dans ce moment de tempête; une présence rassurante qui ne cherche pas à banaliser ni à rationnaliser, mais bien à l’amener à affronter ses peurs graduellement, tout en respectant son rythme.

 

QUELQUES RESSOURCES UTILES À CONNAÎTRE

« Maman j’ai peur, chéri je m’inquiète


L'anxiété chez des enfants de 2 à 18 ans et même plus et chez les parents », par Dre Nadia

Maman j’ai peur, chéri je m’inquiète vous permettra de mieux connaître les caractéristiques et les conséquences de l’anxiété et vous aiguillera vers les manières d’intervenir afin que cette émotion ne prenne pas le contrôle de votre vie familiale.

 

 « Frisson l’écureuil » par M. Watt


Frisson est un écureuil peureux, stressé et anxieux qui apprécie le confort (et surtout la sécurité) de son arbre. Terrorisé à l’idée de tomber sur des requins, des extraterrestres, des bactéries ou de l’herbe à puces, il est très prévoyant. Armé de sa trousse d’urgence, il guette les dangers éventuels. Les aventures de Frisson l’écureuil s’adresse aux jeunes du primaire.

 

LE SAVIEZ-VOUS?


Les enfants du Québec sont de plus en plus stressés : une étude a révélé que, de 1994 à 2002, l’indice d’anxiété chez les Québécois de 0 à 4 ans a augmenté de 34 %.

 

 

 
Propulsé par ID-3 Technologies Inc.